La démarche de faire la paix avec la nourriture est difficile dans notre société faite d’injonctions. Même manger en conscience peut s’accompagner de l’impression d’avoir fait une rechute, un « énorme craquage pendant un régime « . Je vous explique comment gérer les rechutes et craquages en vous racontant dans ce podcast un peu libre, mon expérience.

 

Mon expérience, les premiers effets « craquage pendant un régime »

J’ai fait du foodfighting depuis mon enfance (7-8 ans). Avec le temps, et les différents déclics que j’ai pu avoir, j’ai identifié deux raisons :

  • le fait que j’avais des frères et soeurs, et que la nourriture dans ma famille était importante et synonyme d’amour : finir mon assiette me permettait d’attirer l’attention, l’amour de mes parents.

  • depuis toujours, j’ai détesté mon corps et entretenu une relation compliquée avec lui, causant mon premier régime à 13 ans et les nombreux suivants.

Attention, comprendre ces deux faits m’a pris un temps fou ! c’est normal si vous ne trouvez pas tout de suite la source du problème. Elle viendra à mesure de votre pratique de la démarche, notamment les épisodes qui suivent sur l’observation des pensées et émotions négatives.

Comme je le disais, à 13 ans, j’ai fait mon premier régime, sur un an. Ce fut le début d’un long cycle de yo-yo, de craquage pendant un régime puis de reprise, de frustrations et compulsions, de honte. J’ai également commencé à manger mes émotions à l’adolescence, mes premières frustrations… A 24 ans, j’y étais encore ! C’est à cet âge-là que je suis devenue végane. Mais j’y consacrerai un épisode à part car le sujet « véganisme et nourriture émotionnelle » est très compliqué à aborder.

Découverte de l’alimentation émotionnelle

Ma démarche de faire la paix avec la nourriture a vraiment commencé vers mes 26-27 ans.

Un jour, je suis tombée sur une vidéo expliquant le modèle de Brooke Castillo. J’ai été si dérangée par cette vérité que je n’ai tout simplement pas pu regarder la vidéo en entier. Puis, quelques mois plus tard, je m’y suis remise. Cette fois-ci je suis repartie avec le modèle, que j’essayais d’appliquer à chaque fois que le foodfighting se faisait sentir. Mais ça ne fonctionnait pas : j’avais simplement l’habitude de grignoter en rentrant du travail. Je ne ressentais pas d’émotion, moi !

« Ce n’était pas une erreur. »

Un de mes déclics les plus importants a eu lieu vers la fin de ma démarche d’alimentation consciente : voici ce que j’ai écrit ce jour-là dans mon journal.

« Il n’y a rien à pardonner. Ce n’était pas une erreur. Je ne me sentais pas bien. »

Cela a été l’un de mes plus profonds déclics. J’avais toujours vu la compulsion alimentaire comme un « craquage », un « écart ». En fait, non, c’est une émotion négative qui est là, quelque part. Je ne me sens pas bien. C’est pour cela que je cherche à résoudre le problème avec la nourriture. J’ai mis des mois à comprendre cette idée.

Je vous propose donc un exercice : au prochain événement de foodfighting, observez-vous en train de manger (ou en plein brouhaha mental). À la fin, prenez votre carnet et notez ce que vous ressentez. Avez-vous l’impression d’avoir « craqué » ? Que vous devez vous « ressaisir » ? Dans ce cas, je vous invite à dire écrire plusieurs fois : « Il n’y a rien à pardonner. Ce n’était pas une erreur. Je ne me sentais pas bien. (Suivi si nécessaire de : Je n’ai pas craqué et je ne dois pas me ressaisir). » Vous pouvez aussi répéter ces phrases à voix haute. Jusqu’à ce que vous vous sentiez mieux. Ou encore, écrivez-les en gros sur une feuille et affichez-les quelque part chez vous, bien en vue. Il est très important que vous vous en souveniez !

Merci d’avoir écouté ce podcast jusqu’au bout, d’avoir pris ce temps là pour vous. Et merci d’être aussi nombreux à me suivre et à m’écrire au sujet du podcast ! Si vous voulez me suivre et contribuer à faire connaître ma méthode, vous pouvez me laisser 5 étoiles sur l’application Apple podcast et un petit avis !